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Archivo de la categoría: Club de Lectura en Francés

Programación de las actividades de las bibliotecas – OTOÑO

PORTADAHOJALas Bibliotecas Municipales del Ayuntamiento de Huesca organizamos una serie de actividades para el fomento de la lectura dirigidas tanto al público infantil, como al juvenil, adulto y colectivos especiales. Puedes conocer todas las actividades y horarios en este enlace:

 

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“Incidences” de Philippe Djian

Philippe Djian

Incidences de Philippe Djian (Paris, 1949), notre dernier livre de la saison 2015-2016, a fait l’unanimité de la critique en 2010, tout en figurant parmi les meilleures ventes. Djian insiste beaucoup sur le style et sur le travail de l’écriture. Dans les histoires, ce qui m’importe, dit-il, est de voir ce que le style et l’écriture peuvent faire d’un matériau banal. D’après lui:

«La littérature, si on ne fait rien pour elle, si les écrivains ne la travaillent pas, c’est une langue morte. Céline disait, si vous voulez des histoires, il y en a plein les journaux. Pour un écrivain, seuls comptent le style, la langue, et non l’histoire»

IncidencesIncidences présente des rapports entre frère et sœur, entre la peur d’être abandonné et celle d’affronter la vie, entre le passé et le présent, entre la littérature et la vanité. Marc, le narrateur, cinquante-trois ans,  écrivain raté, est professeur de «littérature appliquée» dans une université française, mais très critique avec celle-ci, il collectionne les aventures avec les étudiantes de ses cours et Il partage avec sa sœur Marianne la maison de leur enfance, une enfance marquée par la violence et la peur.

Incidences est à la fois un polar et un récit psychologique. On se trouve lancés sur la piste d’une trame policière un peu particulière: sans meurtre et sans mobile mais avec suppression d’un cadavre gênant. C’est un roman avec nombreux évènements qui surviennent, Marc raconte sa descente aux enfers à travers de scènes tour à tour angoissantes, euphoriques ou drolatiques, et toujours avec un sens du politiquement incorrect. Un polar qui fait beaucoup réfléchir bien que l’intrigue policière soit faible et que les personnages manquent de profondeur. Djian abandonne les interprétations psychologiques au profit de ce qui lui importe le plus, le style et c’est ce que son personnage tente en vain d’enseigner à ses étudiants, implorant, devant la médiocrité des auteurs français actuels: «Qu’on nous rende Marguerite Duras, par pitié» (p.202).

Au revoir mes chers lecteurs!

MªÁngeles Lumbierres

 
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Publicado por en 3 junio, 2016 en Club de Lectura en Francés

 

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Paris au XXème siècle de Jules Verne

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Paris au XXème siècle de Jules Verne a été notre dernier livre lu et nous l’avons choisi pour faire partie de toutes les activités organisées par le groupe de recherches T3 AxEL «Julio Verne : 3 semanas en Huesca ». Mª Pilar Tresaco, membre responsable de ce groupe, est venue à notre séance et ça a été une très bonne occasion  d’approfondir notre connaissance sur les clés de la pensée vernienne.

Ce roman que Jules Verne (1828-1905) a écrit à l’âge de 22 ans est le quatrième d’une œuvre qui compte plus de soixante-dix titres publiés sur quarante années. Ce texte, proposé apparemment à l’éditeur en 1863 – après la publication de “Cinq semaines en ballon” – n’a été finalement imprimé  qu’en 1994 (les rapports de Verne avec son éditeur Hetzel sont intéressants de connaître).

Le roman montre un jeune homme, Michel, lauréat d’un prix de poésie latine, dans le monde de 1960 où la science a triomphé. Il imagine que la seule idéologie de l’homme moderne sera le Profit. À travers le regard ironique de son héros, Jules Verne dresse une critique de la société de son époque et de notre époque. Verne joue le jeu de l’anticipation : des voitures à hydrogène, la surpopulation urbaine et ses problèmes de logement, la prépondérance du monde de l’argent avec ses banques gigantesques, l’augmentation du trafic motorisé, la formation des banlieues, l’abandon du grec et du latin dans nos écoles,  l’influence de l’anglais sur le français…

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Verne se pose dans Paris au XXe siècle comme le prophète de la décadence parisienne. La société entière, même ses fondements, menace ruine. On découvre dans cette œuvre de jeunesse un Jules Verne très pessimiste étant donné qu’il présente  une vision contrastée d’une civilisation urbaine à la fois admirable dans sa technologie cependant totalement “déculturée”. Verne écrit «Tout le monde s’enrichit, excepté l’esprit humain».

 

                                                                         MªÁngeles Lumbierres

 

 

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“La Rêveuse d’Ostende” de Eric-Emmanuel Schmitt

La Rêveuse d’Ostende, le livre que nous avons lu, est  le titre d’un recueil de cinq nouvelles, publié en 2007, pour rendre un bel hommage au pouvoir de l’imagination, d’après l’auteur,

«Seule l’imagination est capable de fournir l’hypothèse – en science ou ailleurs -, seule l’imagination nous permet, le temps d’une histoire, de vivre dans une autre peau, un autre temps, un autre lieu, elle est le seul chemin qui permet de passer de soi à l’autre».

Eric Emmanuel Schmitt

Eric-Emmanuel Schmitt est un des auteurs francophones contemporains les plus lus et les plus représentés au monde. Il a été traduit en 40 langues et joué dans plus de 50 pays. Sa dernière publication a été La Nuit de feu (2015).

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La Rêveuse d’Ostende est le titre et aussi l’histoire d’une femme qui saura nous fasciner par L’étrange histoire de sa vie. Un récit à la fois passionnant et troublant, dans lequel règne le doute et admiration. Les Mauvaises Lectures évoque un mystère qui plonge le héros dans un tel état d’angoisse qu’il est amené à ignorer la réalité très prosaïque qu’il a sous les yeux. Crime parfait raconte l’assassinat d’un mari par sa femme, mais c’est l’enquête que la meurtrière conduit elle-même qui nous préoccupe, enfermée dans sa subjectivité comme dans une prison. La guérison, et La femme au bouquet sont les autres récits. Ce sont des histoires touchantes et émouvantes.

 

La lecture est facile et à la fois profonde car ses nouvelles semblent toujours lancer au lecteur une invitation à lutter contre l’adversité: la maladie, la mort d’un proche, les faiblesses des autres, le manque de communication… On est séduit par la façon que l’auteur nous raconte les choses, son style est à la fois travaillé et nature en même temps. Schmitt envoute le lecteur et nous restons dans l’incertitude jusqu’à la fin, il nous maintient en haleine à fin de nous offrir un final surprenant car il pense que la  surprise crée l’émotion, et l’émotion suscite la réflexion. Pour finir, dire que presque tout le monde a aimé ce livre et que le débat a été fort intéressant.

                                                                     MªÁngeles Lumbierres

 

 
 

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“Un lieu incertain” de Fred Vargas

On a lu notre premier polar, Un lieu incertain de Fred Vargas (nom littéraire de Frédérique Audoin–Rouzeau) née à Paris en 1957. Elle est historienne, experte en archéo-zoologie et a fait des recherches sur les épidémies et transmission des maladies étudiant les soins et traitements donnés aux animaux au Moyen-Age. Elle est devenue une archéozoologue réputée du CNRS et, sans doute, cette profession lui a donné son obsession par le détail dans ses romans. Elle a réussi à devenir l’une des nouvelles reines du polar en France car elle a vendu cinq millions de polars en dix ans.

Fred Vargas

Fred Vargas nous propose ici une histoire de vendetta entre familles de vampires qui nous mène de Londres à la Serbie en passant par Paris. Deux histoires parallèles, au départ, qui paraissent aussi étranges l’une que l’autre, avec leur ancrage dans le fantastique. Comme toujours chez Fred Vargas, le passé et le présent se répondent. Le roman progresse en suivant toutes les pistes données et on retrouve un des personnages “fétiches” de ses livres, le commissaire Adamsberg (commissaire de la brigade criminelle de la 13ème préfécture de la police parisienne), rêveur et nonchalant  qui se laisse guider par son intuition une fois qu’il analyse toutes les preuves que son équipe lui fait parvenir. Ensuite, elle distrait son lecteur avec des rebondissements qui paraissent impossibles, et qui, pourtant, s’expliquent très bien et tout devient très cohérent.

Un lieu incertain Fred Vargas

Un lieu incertain est très bien écrit, chapitres souvent courts (il y en a 50 pour moins de 400 pages) et vraiment avec du suspense. L’écriture est équilibrée et sans artifice, l’humour est omniprésent (même dans les situations critiques), un  humour confinant à l’absurde et les personnages avec leurs faiblesses et leurs anecdotes sont amenés avec beaucoup de finesse. Pour finir, dire que l’enquête est classique et  on a beaucoup aimé la manière patiente qu’a Fred Vargas de dénouer l’intrigue. Impossible de déceler le coupable avec certitude.

 

                                                                              Mª Ángeles Lumbierres

 
 

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“Je l’aimais” d’Anna Gavalda

On a commencé 2016 avec Je l’aimais (2003) un roman d’ Anna Gavalda. Gavalda est une écrivaine française, très populaire qui est devenue un phénomène de société en France et dans d’autres pays d’Europe. Elle fait partie de la culture de masse et en même temps elle est aimée par les critiques. On parle de «Gavaldamania» en France! Et nous avons déjà lu trois de ses romans avec beaucoup de succès.

Anna Gavalda

Je l’aimais est un récit assez court (150 pages) organisé essentiellement de dialogues entre un beau-père et sa belle-fille. A partir d’une histoire toute simple, que des milliers de gens ont vécu, Anna Gavalda construit un récit touchant et humain raconté avec juste ce qu’il faut de délicatesse. Elle dévoile des sentiments et ressentiments enfouis. C’est presque de la psychanalyse. On écoute ce beau-père qui tout à coup se confie sans fard et on découvre à la fois une très belle histoire d’amour et une vie brisée, gâchée, par manque de courage.

Je l'aimaisNous avons trouvé que Je l’aimais est un magnifique roman car  Anna Gavalda nous parle de nous, de nos ratages, nos mensonges, nous interpelle sur la vie, notre vie, sur nos choix et leur nécessaire remise en cause parfois « Nous voulons tout de l’amour, à la fois le grand frisson et le tendre réconfort. Mais c’est impossible » C’est du moins ce qu’exprime, avec beaucoup de délicatesse, Anna Gavalda dans Je l’aimais.

Bref, nous aimons  chez Gavalda son écriture formidablement minimaliste, ses mots très simples, très justes, comme des notes de musique, pour dire des choses profondes et complexes La romancière évoque, en des murmures stylistiques, l’héroïsme du quotidien, sur un air de rien qui attrape tout.

                                                                         Mª Ángeles Lumbierres

 
 

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“Des vents contraires” d’Olivier Adam

Des vents contraires d’Olivier Adam a été notre dernier bouquin de cette année. Olivier Adam est un écrivain français. Il a déjà publié de nombreux romans mais aussi des œuvres pour la jeunesse. Plusieurs fois récompensé, il a déjà eu l’occasion de voir ses romans adaptés pour la télévision et le cinéma et en a coécrit les scénarios. Il connaît un vrai succès auprès des Français et fait partie des auteurs les plus connus de sa génération.

Olivier Adam

“Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.”  Des vents contraires est l’histoire d’un père dont la femme a disparu et qui tente de reconstruire sa vie et celle de ses deux enfants en emménageant à Saint-Malo. Fidèle à ses grands thèmes littéraires (la perte -brutale- d’un être cher, le poids de l’absence, du secret, des non-dits, la famille, la violence sourde de la société), Adam explore ici plus particulièrement  la question de la paternité et il  nous présente une galerie de portraits d’êtres abîmés par la vie, par l’absence.

Des vents contrairesDes êtres qui tentent de se reconstruire et qui vont trouver quelques surprises sur leur chemin. Rencontrer des âmes isolées comme lui, perdues, échouées. Justine, José, Le grand, Brehel, tous manquent de repères. La vie les a laissé, eux aussi, à la dérive. Ce livre est comme une tempête on a l’impression que la pluie et le vent ne vont jamais s’arrêter, mais il y a aussi dans ce roman une force incroyable, celle qui pousse à avancer, malgré les tempêtes et  les vents bretons en automne.

Nous avons beaucoup aimé ce livre et en résumant nos opinions sur Des Vents Contraires et sur Olivier Adam, on peut dire que c’est un écrivain très doué pour peindre l’absence, le manque, la disparition, la solitude et la fragilité de la vie sans tomber dans le mélodrame et bien que ce livre soit douloureux, c’est aussi un livre lumineux, touchant, tendre, sensible, fraternel.

                                                         JOYEUX  NOËL 2015!

                                                                         Mª Ángeles Lumbierres

 
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Publicado por en 21 diciembre, 2015 en Club de Lectura en Francés

 

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