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“Du rêve pour les oufs” de Faïza Guène

08 Ene

Faiza GueneLe dernier livre de cette année a été Du rêve pour les oufs  de Faïza Guène. Faïza est née en 1985 à Bobigny (une commune de la banlieue Nord-Est de Paris), ses parents sont algériens.  Avec 19 ans et par hasard, elle a débuté comme romancière avec «Kiffe Kiffe demain». Tout un succès en France avec plus de 400.000 exemplaires vendus. Elle écrit le quotidien de la vie en banlieue avec liberté et ses personnages sont des héros ordinaires. Toujours dans la veine de la comédie sociale, en 2006, Faïza publie Du rêve pour les oufs.

C’est un livre ‘social’ simplement parce que l’héroïne, Alhème, a 24 ans et qu’elle est chef de famille. Sa mère a été assassinée en Algérie il y a quinze ans, elle vit avec son père et son frère à Ivry en banlieue sud avec «Le patron» (son père) et Foued, son petit frère de 13 ans. «Le patron», avait mis tous ses espoirs dans une France qu’il voyait comme le pays sauveur mais il sombre doucement dans la folie. Ahlème tente de trouver des petits boulots et son frère fait sa crise d’adolescence et c’est lui qui représente un peu la génération de ceux qui ne sont ni d’ici ni d’ailleurs, et qui se cherchent. C’est-à-dire, la difficulté à se retrouver entre deux cultures.

du reve pour les oufsElle parle bien sûr de l’intolérance, du racisme, et des différentes façons dont chacun les gère mais toujours avec humour et ironie. Elle vise l’hypocrisie de l’administration mais aussi, elle présente une foule de personnages terriblement attendrissants  qui lui permettent d’englober  tous les stéréotypes et les préjugés culturels. Même le titre écrit en verlan (code lexical qui met les mots à l’envers ouf = fou) est très ironique. Ensuite, Faïza Guène apporte un regard inédit sur le rôle des femmes en banlieue, puisque, pour elle, la révolution intelligente qui doit se faire en banlieue passera par elles.

Heureusement, ce livre ne donne pas de leçons, il parle de la vie en banlieue autrement. L’auteur se contente d’exposer certains faits et c’est cette façon d’observer une société ni toute rose ni toute noire qui nous a beaucoup plu parce que c’est un roman qui ne tombe ni dans les clichés ni dans la mièvrerie.

Mª Ángeles Lumbierres

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