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“Lettres de mon moulin” d’Alphonse Daudet

19 May

Lettres de mon moulin  a été notre lecture au mois d’avril. Un livre d’ Alphonse Daudet publié en 1879. Tout d’abord, ces contes ont été publiés comme des lettres entre 1866 et 1869 dans la presse. Daudet était du sud mais il habitait Paris et le Midi lui manquait; donc, il veut présenter sa Provence natale aux parisiens et il arrive à installer ses lecteurs dans un univers magique, entre réaliste et imaginaire, où tout est exagéré pour évoquer les traditions et décrire une nature généreuse contre la grisaille de Paris.

Lettres de mon moulinLettres de mon moulin nous ont fait voyager avec grand plaisir dans l’espace et dans le temps, nous offrant les images d’une Provence pittoresque dont  on met en valeur les paysages, la lumière du sud, les parfums enivrants du romarin et de la lavande, le soleil qui s’oppose au brouillard parisien, le silence des étoiles mais aussi le son du fifre, le chant du courlis…. Au fil des pages, il nous raconte des anecdotes mais il nous parle aussi des valeurs éternelles: le dangereux goût de la liberté, la difficulté d’aimer, la dignité de vivre… Il nous présente une très grande variété dans les sujets et dans le ton, tragiques ou malicieux, les récits de Daudet son toujours pleins de tendresse. Il aime ses personnages et il ne les juge pas. Voici des marins, des gardiens de phare, des bergers, des petits vieux, des chasseurs, un meunier, un petit prince qui se révolte contre la mort, un abbé gourmand ou le poète Frédéric Mistral qui réhabilite la langue d’oc.

Bien sûr, on connaissait les Lettres de mon moulin parce qu’en plus, quelques récits sont restés parmi les contes les plus populaires de la littérature française, comme La chèvre de Monsieur Seguin, Le secret de maître Cornille, Le curé de Cucugnan mais nous nous sommes rendu compte qu’il faut relire Daudet de temps en temps et que son œuvre est une sage compagnie. Il a écrit aussi des romans de mœurs comme: Jack, Les Rois en exil, Numa Roumestan.

Mª Ángeles Lumbierres

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La obra de Alphonse Daudet se hizo muy popular en Francia y ha tenido numerosas adaptaciones. Aquí podéis ver el cuento Le secret de maître Cornille que dirigió el cineasta francés Marcel Pagnol:

 

¿Habéis escuchado alguna vez un audio libro? Ahora tenéis la oportunidad de eschucar la obra La chèvre de monsieur Seguin et autres Lettres de mon moulin. Preguntad en la Biblioteca municipal Ramón J. Sender.

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3 Respuestas a ““Lettres de mon moulin” d’Alphonse Daudet

  1. Pablo

    27 mayo, 2014 at 04:39

    Un autre comentaire sur Les lettres de mon moulin. La parole “cigales” aparaît plusieurs fois. Je me souvenais d’une oeuvre de Tirso de Molina: Los cigarrales de Toledo. “Los cigarrales” c’est une zone, je crois par où est le Parador nacional de Toledo. Les cigales sont una presence caracteristique de la Provence selon Daudet (marque une difference importante avec la cité, Paris). On observe l’explosion sonore de la Provance avec les cigales au commencement de “Les deux auberges”: “Pas une tache d’ombre, pas un souffle de vent. Rien que la vibration de l’air chaud et le cri strident des cigales, musique folle,l assourdissante, à temps pressés, qui semble la sonorité même de cette immense vibration lumineuse… Je marchais en pleiin désert depues deux heures […]” Il y a de realisme-naturalisme. On pourrait penser sûrement en des autres auteurs regionalistes spagnols, mais je n’ai aucun à la memoire…

     
  2. Pablo

    22 mayo, 2014 at 23:22

    Pour moi est memorable la vibration épique du morceau au quel Daudet exalte come labour prodigieuse celle de Frederic Mistral: “j’admirais cet homme au-dedans de moi, et, songeant á l’état de ruine où il a trouvé sa langue maternelle et ce qu’il en a fait […].
    Puis, voilà qu’un beau jour le fils ‘un de ces paysans s’éprend de ces grandes ruines et s’indigne de les voir ainsi profanées; vite, vite, il chasse le bétail hors de la cour d’honneur; et, les fées lui venant en aide, à lui tout seul il reconstruit le grand escalier, remet des boiseries aux murs, des vitraux aux fenêtres, relève les tours, redore la salle du trône, et met sur pied le vaste palais d’autre temps, où logèrent des papes et des impératrices.
    Ce palais restauré, ‘est la langue provençale.
    Ce fils de paysan, c’est Mistral”

     

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