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“L’Africain” de Jean-Marie Gustave Le Clézio

14 Mar

Ce mois , on a lu «L’Africain», un récit autobiographique, personnel, onirique et le plus intime parmi l’oeuvre de Jean-Marie Gustave Le Clézio, dernier prix Nobel français, qui a attendu d’avoir 64 ans pour retrouver son père lointain, le regarder en face, le coucher sur le papier, et se souvenir du voyage initiatique qui a fait de lui, dès l’enfance, un écrivain. Ce récit constitue un magnifique portrait du père de Le Clézio, un hommage que Le Clézio rend à son père, ce médecin totalement dévoué aux autres, menant une vie aventureuse dans des régions difficiles. Il regrette de n’avoir pas su l’aimer, le comprendre, même de l’avoir craint.

Livre écrit en deux mois, mais qui se nourrit de toute une vie. Il est parti de Nice pour retrouver son père quand il avait 8 ans, mais il découvre l’Afrique. L’Africain est donc le récit de ce voyage en Afrique. Deux rencontres fondamentales ont lieu simultanément : celle de l’Afrique et celle du père. C’est la rencontre avec l’Afrique qui ouvre ce livre en forme d’autoportrait : l’Afrique dans ce qu’elle a de plus violent, de plus éclatant: la liberté des corps, la matière magique d’un pays où tout est excessif, le soleil, la végétation, la pluie, les insectes… Le rêve de l’enfant sauvage dure deux années. Cependant le livre est également une quête biographique, au cours de laquelle Le Clézio part à la recherche de son père perdu et méconnu. Il nous raconte les relations difficiles qu’il a entretenues pendant son enfance avec cet homme, rigide et autoritaire et dont il a été séparé les huit premières années à cause de la seconde guerre mondiale.

Ce livre est passionnant par les éléments biographiques qu’il apporte, en plus, le texte est agrémenté de photos prises au Nigéria et au Caméroun par son père, mais aussi parce que l’expérience vécue par la famille Le Clézio en Afrique n’a rien à voir avec celles qu’ont pu vivre les colons à la même époque. La famille Le Clézio vivait au contact des africains, elle ne fréquentait pas les occidentaux, il écrit à propos de son père “Vingt-deux ans d’Afrique lui avaient inspiré une haine profonde du colonialisme sous toutes ses formes.” (p.95). Bref, c’est une période de sa vie qui a certainement été déterminante pour la construction de l’homme et de l’écrivain, prix Nobel de littérature en 2008.

Nous sommes ravis d’avoir lu ce livre.

Mª Ángeles Lumbierres

Aquí os dejamos una breve entrevista al escritor:

Si este libro os pareció interesante, no dejéis escapar la oportunidad de leer más obras de este autor. En las Bibliotecas municipales de Huesca, tenemos disponibles:

  • La cuarentena. Tusquets, 2008.
  • Desierto. Tusquets, 2008.
  • El pez dorado. Tusquets, 2008.
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Publicado por en 14 marzo, 2014 en Club de Lectura en Francés

 

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